Chez Alys

Ma vie, mon œuvre, et la pomme que j'ai mangée hier.

lundi 21 décembre 2009

Illumination.

C'est tout simple en fait. C'est le spleen.

Spleen : Mélancolie sans cause apparente, caractérisée par le dégoût de toute chose. (Petit Robert)

Posté par Alys dAsimar à 19:48 - Ma vie, mon oeuvre et la pomme que j'ai mangée hier - Commentaires [1] - Permalien [#]


dimanche 20 décembre 2009

Tout a changé !

La semaine s'annonçait mal et avait effectivement mal commencé : deux jours passés à me morfondre dans l'ennui et le désespoir. Mais ma vie a repris des couleurs mercredi, lorsque j'ai effectué mon premier projet en tant que traductrice indépendante. Je me sens brusquement beaucoup plus intelligente ! Le tarif est bas et le délai de paiement est scandaleusement long, mais il s'agit tout de même de de travail et de sous et je déborde d'enthousiasme. J'espère que le rythme va se maintenir durant les vacances scolaires et que je pourrai profiter des congés des autres traducteurs... En attendant la suite des évènements, je vous recommande chaudement Avatar, qui a dérobé à Transformers 2 le titre de film que j'ai le plus surkiffé cette année :  ce film est une pure tuerie. À ne louper sous aucun prétexte.

Posté par Alys dAsimar à 19:23 - Ma vie, mon oeuvre et la pomme que j'ai mangée hier - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 9 décembre 2009

Être français ou ne pas être.

J'entends parler du "débat sur l'identité nationale" depuis un bon moment, mais ce n'est qu'hier que j'ai visité le site dédié à la question. J'ai retenu un hoquet de terreur en étant accueillie par de grands titres roses, la couleur de Barbie étant une de mes phobies, mais j'ai tout de même noté que le site est bleu-blanc-rose, ce qui m'a évité d'étouffer de rire en découvrant un site aux couleurs du drapeau national...

Apparemment, la question à 100 000 dollars est la suivante : "
Pour vous, qu'est-ce qu'être Français ?".

Déjà, il me semble que cette question comprend une faute d'orthographe assez gênante : le mot "Français" étant ici un adjectif, il ne devrait pas prendre de majuscule (autre exemple, tiré du Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale : "Il est naturalisé allemand"). C'est une Italienne [substantif avec majuscule] qui vous le dit.

Ensuite. Le but du site est de "permettre à tous" de participer au débat. J'imagine cependant qu'il n'est pas en mesure de faire face à la connexion simultanée de 60 millions d'habitants. Et, de toute manière, on voit déjà ce que ça donne : une succession de commentaires personnels, sans logique et sans suivi, débordant d'affect, avec une petite minorité de commentaires raisonnés et pertinents. J'ai l'impression qu'il y a déjà plus de 5000 commentaires et je me demande qui va les lire, pour en faire une synthèse et... et quoi ? Quel est le but final de l'initiative ? Trouver une sélection de critères définissant l'
Homo Franchouillardum ?

Anyway. J'en arrive à ma réflexion sur le sujet.

La question me semble mal posée. Je pense en effet que la seule réponse valable à
cette question est "détenir la nationalité française" [adjectif sans majuscule]. La question que tous ces gens, ceux qui répondent "Être français c'est ne pas siffler la Marseillaise", ont réellement en tête, est : "Qu'est-ce qui vous agace chez les étrangers ?" ou bien "Qu'est-ce que l'État français peut et doit accepter parmi les pratiques des populations étrangères ?". Ils répondent donc quasiment tous à côté de la plaque.

Évidemment, j'ai une longueur d'avance pour aborder la question de manière rationnelle : je ne suis
pas française. Et on me l'a déjà fait remarquer plus d'une fois, par des réflexions lumineuses du type "Tu n'as pas honte de ne pas soutenir l'équipe française de foot !". Et bien non, je n'ai pas honte. Je n'en suis pas fière non plus, en fait. C'est juste un fait : je ne soutiens pas l'équipe française de foot.

Pour répondre moi aussi à la question, j'ai essayé de faire un parallèle : au-delà de ma nationalité légale, qu'est-ce donc, pour moi, être italienne [adjectif sans majuscule] ?

Et bien, rien.

Tous les éléments de réponse fournis par les participants au débat me semblent erronés. Je ne suis pas italienne parce que j'aime les pâtes et le café, que je parle italien et que je connais (vaguement dans mon cas) l'histoire de l'Italie. Inversement, le fait que je ne connaisse que le titre du chant national, et aucune des paroles, n'annule pas ma nationalité. Je refuse donc l'argument bidon suivant : "Être français [adjectif sans majuscule, je vous le rappelle], c'est connaître la Marseillaise". De l'affect, encore de l'affect, toujours de l'affect...

Autres argument souvent avancés :
1) "Être français, c'est parler et écrire le français." Si c'était un élément à retenir, je serais française demain, tandis que bien des gens que je connais seraient privés de leur nationalité pour fautes d'orthographe trop abondantes... Dont, évidemment, la personne qui a écrit "Être Français" sur le site du débat en mettant une majuscule à un adjectif...
2) "Être français, c'est aimer la France." Ok, à ce moment-là, je demande la nationalité irlandaise demain : j'aime ce pays à la folie...

Fondamentalement, je suis italienne parce que je suis née dans une ville située dans le territoire de l'État italien et que je n'ai jamais fait les démarches nécessaires, par la suite, pour que ma nationalité change. "Tu sei nato qui perchè qui t'ha partorito una fica", chantait Caparezza. Pas vraiment de quoi être fier.

Mais le sujet déborde d'affect. On a enseigné aux gens à aimer des symboles quand ils étaient petits, et ils sont devenus incapables, en grandissant, de les considérer pour ce qu'ils sont : de simples symboles. On en profite pour opposer à ces symboles, et aux
braves gens qui les aiment, une masse informe d'étrangers irrespectueux et indignes... Car c'est là qu'est tout le problème : la véritable conviction, dans l'esprit des Français [substantif avec majuscule] qui interviennent sur le sujet, c'est l'idée que cette sacro-sainte nationalité française est supérieure à celle des autres et que les autres doivent se rendre dignes de l'obtenir... Notamment en oubliant leurs habitudes d'avant et en ne faisant pas la moindre petite vague. Car il parait que ces habitudes, les coutumes de la horde hors de contrôle, seraient sur le point de supplanter celles de l'Homo Franchouillardum ! Je pense par exemple à ce maire UMP qui ne souhaite pas "se faire bouffer" pas ces "dix millions" de personnes "payées à rien foutre"... Mais personne n'oblige personne. Le fait que je mange des pâtes en discutant en italien avec le chat n'empêche pas mon voisin de manger du foie gras sur un morceau de baguette, en récitant Baudelaire s'il le souhaite.

Il s'agit toujours de créér un "nous". Et la meilleure façon d'y arriver est de définir une série de critères que "eux" ne remplissent pas.

Conclusion : À mon avis, la véritable caractéristique du Français "
de souche" est qu'il est convaincu de la supériorité de la France sur le reste de la population mondiale et utilise volontiers les termes de "rayonnement" et de "grandeur" de son pays, notions censées montrer à ces misérables autres humains à quel point la France, c'est mieux. "I don't need to be a global citizen, cuz I'm blessed by nationality", chantait Bad Religion. J'ajouterai aussi que l'Homo Franchouillardum prend la mouche si on ose remettre en question la supériorité absolue de la cuisine et des fromages français. (Alors que tout le monde sait, Homo Italianum en tête, que c'est en Italie que l'on mange le mieux.)

PS : Vu ce dernier paragraphe, il est probable que le ministère de l'Immirgation et de l'Identité nationale m'expulse demain pour quelque chose du type "atteinte à l'honneur national", mais j'assume. On peut bloguer dans la plupart des pays du monde, alors...

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lundi 7 décembre 2009

Home Sweet Home.

I had a dream...

Longtemps, j'ai rêvé d'un endroit que je pourrais appeler chez moi. J'ai pas mal bougé après le bac -- cinq adresses différentes en six ans-- et, en préparant mes cartons, je songeais toujours avec envie à ce chez moi, cet hypothétique lieu de vie dans lequel je pourrais me poser tranquillement un jour. Un lieu organisé et décoré à mon image, où je pourrais installer et ranger toutes mes choses, même les plus bêtes, celles que je ne pouvais pas prendre la peine d'emmener avec moi. Je pensais aux meubles que je pourrais m'acheter et aux posters que je pourrais afficher aux murs et je visualisais une chambre d'ado géante. Je ne refusais pas l'idée de me déplacer, mais je voulais avoir un endroit sûr où laisser mes affaires et mes souvenirs, pour mieux les retrouver après. Je voulais me confectionner un nid bien confortable, dans lequel je pourrais toujours venir m'abriter en cas de tremblement de terre... Mon Quartier Général en quelque sorte.

C'est fait.

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samedi 5 décembre 2009

Goutte-dée.

Je suis dégoutée de ne pas aller au concert de Rammstein mardi prochain. Je connais des gens qui y vont, et l'approche de la date fatidique m'a fait prendre conscience de ma stupidité : j'ai refusé d'y aller dans un moment de "bon sens économique", en estimant que les places étaient trop chères pour mon porte-monnaie de chômeuse. Bien sûr, je regrette mon choix (mon compte en banque, par contre, s'en réjouit)... J'imagine les effets pyrotechniques pour lesquels ils sont bien connus, j'imagine l'ambiance de Bercy --MUTTER!!!!--, et je bave...!!!

Note pour plus tard : Faire en sorte de ne plus jamais devoir laisser passer un concert à cause du prix des places.

PS : Vivement la prochaine tournée d'Iron...

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mardi 1 décembre 2009

Épilogue.

Le centre équestre m'a renvoyé mes chèques et ma licence d'équitation. C'est bien fini. J'ai eu de la peine en découvrant l'enveloppe dans ma boîte aux lettres. Le rêve s'était effondré depuis un moment, mais, là, même les ruines de mon rêve sont tombées en poussière... Et le terrain est trop abîmé pour que je puisse sérieusement envisager de reconstruire.

C'est fatigant, de devoir toujours tout recommencer à zéro...

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vendredi 27 novembre 2009

Bilan...

Tout ça pour en arriver à ça... M'être forcée tant de fois à y aller et à monter en selle... Avoir serré les dents après les chutes pour ravaler ma honte... Tout ça pour baisser les bras quand même et partir la queue entre les pattes... Quelle amertume...

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jeudi 26 novembre 2009

Au fond du trou.

Je suis tout au fond, dans les sables mouvants. J'aimerais être quelqu'un d'autre. Laisser le Boulet au placard. Laisser les phobies et les terreurs... l'épouvante... les monstres au placard. En fait, j'aimerais tout simplement vivre. Mais ça ne semble pas faire partie des options de mon modèle. Il y a l'option "Décalage d'avec le monde" et l'option "Chute de cheval", mais pas l'option "Vivre à fond"... Peut-être que je le mérite... Qu'on ne mérite pas de profiter de quelque chose si on est pas à la hauteur. Et moi, je ne suis clairement pas à la hauteur... Juste bonne à pleurer par terre dans le couloir...

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jeudi 5 novembre 2009

Automne

Feuilles et traces de feuilles.

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dimanche 25 octobre 2009

That's better.

Je suis en recherche d'emploi et je n'aime pas ça. Il m'est impossible de faire des programmes sur le moyen terme et je ne sais pas quand est-ce que j'aurai enfin un salaire... Mais je suis ravie de ne plus être étudiante. Peu à peu, je me remets du dépit lié à ma soutenance et je me sens moins opressée. J'apprécie de ne plus être obligée de penser à la préparation des cours, à la mauvaise foi des enseignants, à la rédaction de l'exposé et à la recherche de "termes pertinents pour le traducteur". J'apprécie de pouvoir regarder des films avec mon chat et de pouvoir feuilleter des vieux magazines pendant des heures. J'apprécie de faire ce que je veux chez moi et de ne plus faire tourner mon existence autour de ce nom d'école en quatre lettres. Je suis profondément heureuse, à chaque fois que je m'installe devant mon écran, d'avoir supprimé du Bureau tous les  raccourcis vers les dossiers de cours de ces deux années. Récemment, j'ai pu faire des choses auxquelles je n'avais pas pensé depuis longtemps : écrire une lettre, recopier des textos, ouvrir un livre au hasard, juste pour relire une page particulièrement réussie. Je me sens libre.

Je tourne  en rond chez moi, certes --j'ai besoin d'agir et de parler à des gens, et le fait d'aller au cinéma le mercredi et le dimanche, de monter à cheval deux fois par semaine et de sortir le week-end ne suffit pas à ne pas me faire péter les plombs dès qu'une journée est un peu morne. Mais j'apprécie cette tranquillité d'esprit. Je redécouvre ma vie en quelque sorte. En tout cas, je redécouvre au moins mes films et mes livres, ce qui me semble déjà merveilleux...

Posté par Alys dAsimar à 18:54 - Ma vie, mon oeuvre et la pomme que j'ai mangée hier - Commentaires [1] - Permalien [#]
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