samedi 26 septembre 2009
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C'est comme ça tout le temps. Un petit pas timide en avant, un deuxième pas timide en avant, une lueur d'espoir, un pas moins timide en avant, et --miracle-- un quatrième pas en avant ! Et PAM ! Un triple saut périlleux arrière correspondant à dix pas en arrière. Je me retrouve plus découragée qu'avant. Techniquement, j'en suis exactement au même stade qu'en janvier, sauf que je n'ai même plus le moindre enthousiasme. Je ne retrouverai jamais les mêmes sensations et le même entrain. Je ne retrouverai jamais un cheval comme Rodeur et j'aurai toujours peur... C'est comme ça tout le temps et les gens viennent encore me dire que je suis pessismiste ; mais merde, même mon pessimisme aigu ne me protège pas de déceptions de plus en plus amères...
vendredi 25 septembre 2009
Di ritorno
Deux ou trois kilos plus tard...
dimanche 13 septembre 2009
See you !
Je profite de la possibilité de modifier la date des billets pour vous indiquer mon départ. Lorsque ce billet sera posté, j'aurai déjà atterri dans la ville de la tour qui penche et je serai probablement déjà en train de chercher un deuxième vélo pour aller à la plage... Je rentre une dizaine de jours dans mon pays natal pour bronzer un peu, prendre beaucoup de poids et profiter à fond de mon homme. Il n'y aura donc pas de mise à jour ici pendant quelques temps... À bientôt !
samedi 12 septembre 2009
So sexy!
Yes!
Le cours de ce matin m'a encouragée encore un peu. Je peux encore arriver à quelque chose. Ma position n'est pas parfaite, loin de là : je gigote dans tous les sens et je n'arrive même pas à maintenir Géo dans un petit trot contrôlé pendant plus d'un tour de manège. Fichu instinct grégaire. Mais la transition trot-arrêt-trot était pas mal et j'arrive progressivement à me redresser et à baisser les talons, à retrouver une position plus adaptée. Ces quatre premiers cours étaient super et j'ai hâte de revenir de vacances pour continuer...
vendredi 11 septembre 2009
Pas mal.
C'est devenu une énorme responsabilité de monter la petite jument fringante et espiègle de mon centre équestre : elle est arrivée première dans une des épreuves de saut d'obstacles du Championnat de France de Lamotte-Beuvron. Heureusement, elle est pleine de bonne volonté et elle reste très docile, même si elle a plus de caractère que les chevaux que je monte généralement. Si tous les cours pouvaient se passer comme ces trois premiers cours de l'année, je pourrais envisager de passer le Galop 6 dans deux ans ou deux ans et demi...
lundi 7 septembre 2009
Arf.
J'ai survécu à ma soutenance ! J'en sors très abattue et découragée, mais j'en sors tout de même. Il est assez difficile de voir que, malgré mon travail et mon sérieux, le résultat final était aussi médiocre. Je n'aime pas la médiocrité et j'ai du mal à accepter d'être tombée en plein dedans depuis quelques temps... Mais c'est bel et bien fini : mes livres sur le sujet sont dans ma biliothèque et je ne les rouvrirai pas avant des mois, si ce n'est des années, le temps de reprendre mes esprits...
dimanche 6 septembre 2009
Besoins pathologiques et manques affectifs.
J'ai la sensation de rencontrer constamment des gens ayant des besoins pathologiques. Généralement, ils n'en sont pas conscients.
Il y a ceux qui ont le besoin pathologique d'étaler leur culture, qu'ils en aient ou pas. Quel que soit le sujet de la conversation, ils vont tenter d'ajouter leur grain de sel et d'apporter une information supplémentaire. Lorsqu'ils ont de la culture et/ou que l'information est pertinente, l'assemblée peut en profiter, mais, à la longue, elle finit par s'interroger sur cette "ingérence" constante dans le temps de parole des autres. Lorsqu'ils n'ont pas de culture ou que l'information n'est pas pertinente, c'est la catastrophe assurée : railleries, contradictions et braquages mettent fin à la conversation ou la font dégénérer en débat animé et insensé.
Il y aussi les gens qui ont besoin d'être au centre de l'attention et qui ramènent tout à eux, que ce soit en bien ou en mal. Lorsqu'ils essaient de se faire mousser, ils irritent et perdent rapidement en crédibilité : que font-ils donc là, s'ils sont si beaux, si forts et si intelligents ? Lorsqu'ils essaient de se présenter comme des victimes, ils commencent par attirer la sympathie, puis ils agacent : les verres d'eau des autres ne nous semblent toujours que de misérables gouttes... Et il faut savoir faire la part des choses : pas la peine de se poser en victime parce qu'on a loupé son train et, qu'en plus, le suivant était en retard.
Il y les gens qui ont besoin de se créer une vie. Solitaires et mous, dans une mauvaise passe ou incapables d'agir et de remplir leurs journées, ils vont vous dire sans sourciller qu'ils sont débordés car ils doivent faire les courses et qu'en plus -- ô épouvante ! ô injustice ! ô esclavage ! -- ils doivent passer à la poste et rédiger un CV. Quand on a une vraie vie, aussi simple soit-elle, ces gens là vous font décrocher un sourire ironique et obtiennent tout votre mépris. Dans cette catégorie, j'ajouterai les gens qui ont une vie mais qui ont besoin de la théâtraliser, de la mettre en ligne et de l'étaler à n'en plus finir, comme toutes ces jeunes cavalières dont les Skyblogs me passionnent et qui n'en finissent pas de répéter que "c'était trop bien", que c'était "une bête d'aprèm grâce à ELLES", qu'elles vivent une histoire "extraordinaire" avec leur cheval et que leur cheval "est tout" pour elles, qu'il est "ce qui [les] pousse à aller de l'avant" et leur "raison d'être, de vivre, d'exister"...
Il y aussi les gens qui ont un besoin pathologique de vie de famille. Je pense notamment à M.-A., qui me répète à chaque fois que je la vois que "nous ne nous voyons jamais", sans se rendre compte que, si je n'appelle pas pendant des semaines et que je n'ai aucun contact avec eux, il y a peut-être une part de volonté dans mon silence.
Et n'oublions pas les gens qui ont un besoin pathologique de se poser en victimes du sort, qui s'inventent toutes sortes de maladies et s'empiffrent du moindre médicament venu pour attirer la compassion... La liste est longue...
Je rencontre donc ce type de gens régulièrement. Je dirais même presque quotidiennement. Peu de jours passent sans que je me dise "Lui, il a le besoin pathologique de..." Et, comme mon sens critique n'a pas encore été totalement détruit par le lavage de cerveau auquel nous sommes constamment soumis dans notre vie quotidienne, je me suis demandée quels sont mes besoins pathologiques.
J'en identifie deux.
Premièrement, je collectionne les modèles. Depuis M. Philo et la prof d'histoire-géo de la Terminale, en passant par Jessica Fletcher, Spirit et Sherlock Holmes, jusqu'à V. F., ma bien-aimée prof de la fac de Florence, je sélectionne régulièrement des gens que j'admire et estime et je me donne comme but de devenir comme eux un beau jour. Impossible d'y arriver, bien sûr : la culture de V. F. et de la Plante à Bulbe de mon bureau, les capacités d'analyse de Sherlock Holmes, l'obstination de Jessica Fletcher et le courage à toute épreuve de Spirit me sont à tout jamais inaccessibles. Mais, de temps en temps, je découvre un nouveau modèle et j'essaie avec plus ou moins de succès de copier une de ses caractéristiques, afin de me l'approprier et de devenir un peu comme lui ou comme elle.
Deuxièmement, j'ai clairement un besoin profond, maladif et incontrôlable de réussir à cheval. Ce deuxième élément ne se manifeste que depuis ma reprise de l'équitation et je ne l'ai cerné avec clarté que depuis quelques mois. Je souhaite organiser ma vie en fonction de l'équitation et de mes futurs chevaux et je ne supporterais pas de ne pas y arriver. Je peux être serveuse à vie si je progresse régulièrement sur le dos de ma monture et que je suis une bonne propriétaire. Un échec à ce niveau, ou une expérience tellement catastrophique qu'elle me ferait abandonner --par exemple si les crises d'angoisse devaient reprendre et augmenter cette année-- réduirait mon rêve en morceaux et m'assécherait le coeur de manière irréversible. J'ai déjà survécu, il n'y a pas si longtemps que ça, à l'explosion de mes pires illusions en matière d'amitié et d'amour maternel, et je ne parle pas à la légère : j'ai besoin des chevaux et du bonheur qu'ils nous apportent.
Voilà où m'a menée mon introspection. Prendre conscience de ses besoins maladifs est déjà un pas en avant, mais, si vous en avez remarqués d'autres, ne les citez-pas : je ne supporte pas les critiques...
samedi 5 septembre 2009
Big in Japan
Passée sans préavis de Guano Apes à Alphaville...
Neon on my naked skin
Passing silhouettes of strange iluminated mannequins
Shall I stay here at the zoo
Or shall I go and change my point of view for other ugly scenes?
jeudi 3 septembre 2009
Drôle de journée.
Hier, un feu s'est déclaré dans mon sous-sol. Au final, mon immeuble et ma voiture sont saufs, mais j'ai eu très peur. J'ai même préparé un sac de choses à prendre à tout prix et j'ai sorti la boite du chat pour l'évacuer au cas où l'immeuble grillerait... J'espère ne plus jamais être confrontée de si près à un incendie. Ça fait très peur et j'ai perdu au moins dix ans d'espérance de vie en respirant la fumée dégueulasse d'une voiture en flammes.
Sinon, dans un élan de bonne volonté, j'ai entamé mes recherches de travail, que je comptais renvoyer jusqu'à la semaine prochaine. Blam ! Trois non en une seule journée. De quoi aborder la suite des évènements avec encore plus de pessimisme qu'à l'ordinaire...


