Chez Alys

Ma vie, mon œuvre, et la pomme que j'ai mangée hier.

jeudi 5 novembre 2009

Automne

Feuilles et traces de feuilles.

IMGP4823

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dimanche 25 octobre 2009

That's better.

Je suis en recherche d'emploi et je n'aime pas ça. Il m'est impossible de faire des programmes sur le moyen terme et je ne sais pas quand est-ce que j'aurai enfin un salaire... Mais je suis ravie de ne plus être étudiante. Peu à peu, je me remets du dépit lié à ma soutenance et je me sens moins opressée. J'apprécie de ne plus être obligée de penser à la préparation des cours, à la mauvaise foi des enseignants, à la rédaction de l'exposé et à la recherche de "termes pertinents pour le traducteur". J'apprécie de pouvoir regarder des films avec mon chat et de pouvoir feuilleter des vieux magazines pendant des heures. J'apprécie de faire ce que je veux chez moi et de ne plus faire tourner mon existence autour de ce nom d'école en quatre lettres. Je suis profondément heureuse, à chaque fois que je m'installe devant mon écran, d'avoir supprimé du Bureau tous les  raccourcis vers les dossiers de cours de ces deux années. Récemment, j'ai pu faire des choses auxquelles je n'avais pas pensé depuis longtemps : écrire une lettre, recopier des textos, ouvrir un livre au hasard, juste pour relire une page particulièrement réussie. Je me sens libre.

Je tourne  en rond chez moi, certes --j'ai besoin d'agir et de parler à des gens, et le fait d'aller au cinéma le mercredi et le dimanche, de monter à cheval deux fois par semaine et de sortir le week-end ne suffit pas à ne pas me faire péter les plombs dès qu'une journée est un peu morne. Mais j'apprécie cette tranquillité d'esprit. Je redécouvre ma vie en quelque sorte. En tout cas, je redécouvre au moins mes films et mes livres, ce qui me semble déjà merveilleux...

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mardi 20 octobre 2009

According to Troy

The day a door is closed,
The echoes fill your soul...
They won't say which way to go...

High School Musical 3
(J'assume.)

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lundi 19 octobre 2009

Méditation.

Mes recherches d'emploi n'avancent pas. J'ai beau surfer sur les sites d'annonces, les offres d'emploi dans mon secteur sont toujours les mêmes, et, bien sûr, aucune ne me correspond. Je refuse de postuler à des postes où je ne serai pas en mesure de faire du bon travail... Du coup, je songe aux alternatives, mais j'ai peur de reprendre le chemin des boulots d'étudiants et je ne me sens pas capable de m'installer à mon compte... J'étais censée me décider aujourd'hui, mais j'ai déjà décidé de renvoyer à la fin de la semaine. Je déteste prendre des décisions ; il faut toujours en assumer les conséquences...

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mercredi 7 octobre 2009

Réflexions.

Je suis une larve tellement inerme que même les larves me trouveraient molle. Impossible de me motiver à faire quoi que ce soit. Mes recherches d'emploi stagnent près du zéro, le ménage de mon appart laisse nettement à désirer, je lis à peine et je ne fais rien de constructif ou d'utile... Je crois que je ne suis vraiment bonne qu'à hanter les Skyblogs des ados cavalières et à faire de l'espionnage sur le Livre à Têtes !

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dimanche 4 octobre 2009

The Crow

Don't talk of worlds that never were; the end is all that's ever true.

The Cure - Burn

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samedi 3 octobre 2009

Arf.

En cadeau pour vous, une photo de ma jambe droite, ou une bonne illustration de ce qu'il se passe quand on saute alors qu'on a une assiette de merde et qu'on retombe lourdement dans sa selle, et --surtout-- pas au bon endroit de la selle.

IMGP4809bis

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jeudi 1 octobre 2009

Tout est dit.

Y'aura des feuilles partout, couchées sur les cailloux,
Octobre tiendra sa revanche...

Francis Cabrel

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samedi 26 septembre 2009

...

C'est comme ça tout le temps. Un petit pas timide en avant, un deuxième pas timide en avant, une lueur d'espoir, un pas moins timide en avant, et --miracle-- un quatrième pas en avant ! Et PAM ! Un triple saut périlleux arrière correspondant à dix pas en arrière. Je me retrouve plus découragée qu'avant. Techniquement, j'en suis exactement au même stade qu'en janvier, sauf que je n'ai même plus le moindre enthousiasme. Je ne retrouverai jamais les mêmes sensations et le même entrain. Je ne retrouverai jamais un cheval comme Rodeur et j'aurai toujours peur... C'est comme ça tout le temps et les gens viennent encore me dire que je suis pessismiste ; mais merde, même mon pessimisme aigu ne me protège pas de déceptions de plus en plus amères...

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vendredi 25 septembre 2009

Di ritorno

Deux ou trois kilos plus tard...

IMGP4637bis

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dimanche 13 septembre 2009

See you !

Je profite de la possibilité de modifier la date des billets pour vous indiquer mon départ. Lorsque ce billet sera posté, j'aurai déjà atterri dans la ville de la tour qui penche et je serai probablement déjà en train de chercher un deuxième vélo pour aller à la plage... Je rentre une dizaine de jours dans mon pays natal pour bronzer un peu, prendre beaucoup de poids et profiter à fond de mon homme. Il n'y aura donc pas de mise à jour ici pendant quelques temps... À bientôt !

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samedi 12 septembre 2009

So sexy!

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Yes!

Le cours de ce matin m'a encouragée encore un peu. Je peux encore arriver à quelque chose. Ma position n'est pas parfaite, loin de là : je gigote dans tous les sens et je n'arrive même pas à maintenir Géo dans un petit trot contrôlé pendant plus d'un tour de manège. Fichu instinct grégaire. Mais la transition trot-arrêt-trot était pas mal et j'arrive progressivement à me redresser et à baisser les talons, à retrouver une position plus adaptée. Ces quatre premiers cours étaient super et j'ai hâte de revenir de vacances pour continuer...

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vendredi 11 septembre 2009

Pas mal.

C'est devenu une énorme responsabilité de monter la petite jument fringante et espiègle de mon centre équestre : elle est arrivée première dans une des épreuves de saut d'obstacles du Championnat de France de Lamotte-Beuvron. Heureusement, elle est pleine de bonne volonté et elle reste très docile, même si elle a plus de caractère que les chevaux que je monte généralement. Si tous les cours pouvaient se passer comme ces trois premiers cours de l'année, je pourrais envisager de passer le Galop 6 dans deux ans ou deux ans et demi...

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lundi 7 septembre 2009

Arf.

J'ai survécu à ma soutenance ! J'en sors très abattue et découragée, mais j'en sors tout de même. Il est assez difficile de voir que, malgré mon travail et mon sérieux, le résultat final était aussi médiocre. Je n'aime pas la médiocrité et j'ai du mal à accepter d'être tombée en plein dedans depuis quelques temps... Mais c'est bel et bien fini : mes livres sur le sujet sont dans ma biliothèque et je ne les rouvrirai pas avant des mois, si ce n'est des années, le temps de reprendre mes esprits...

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dimanche 6 septembre 2009

Besoins pathologiques et manques affectifs.

J'ai la sensation de rencontrer constamment des gens ayant des besoins pathologiques. Généralement, ils n'en sont pas conscients.

Il y a ceux qui ont le besoin pathologique d'étaler leur culture, qu'ils en aient ou pas. Quel que soit le sujet de la conversation, ils vont tenter d'ajouter leur grain de sel et d'apporter une information supplémentaire. Lorsqu'ils ont de la culture et/ou que l'information est pertinente, l'assemblée peut en profiter, mais, à la longue, elle finit par s'interroger sur cette "ingérence" constante dans le temps de parole des autres. Lorsqu'ils n'ont pas de culture ou que l'information n'est pas pertinente, c'est la catastrophe assurée : railleries, contradictions et braquages mettent fin à la conversation ou la font dégénérer en débat animé et insensé.

Il y aussi les gens qui ont besoin d'être au centre de l'attention et qui ramènent tout à eux,  que ce soit en bien ou en mal. Lorsqu'ils essaient de se faire mousser, ils irritent et perdent rapidement en crédibilité : que font-ils donc là, s'ils sont si beaux, si forts et si intelligents ? Lorsqu'ils essaient de se présenter comme des victimes, ils commencent par attirer la sympathie, puis ils agacent : les verres d'eau des autres ne nous semblent toujours que de misérables gouttes... Et il faut savoir faire la part des choses : pas la peine de se poser en victime parce qu'on a loupé son train et, qu'en plus, le suivant était en retard.

Il y les gens qui ont besoin de se créer une vie. Solitaires et mous, dans une mauvaise passe ou incapables d'agir et de remplir leurs journées, ils vont vous dire sans sourciller qu'ils sont débordés car ils doivent faire les courses et qu'en plus -- ô épouvante ! ô injustice ! ô esclavage ! -- ils doivent passer à la poste et rédiger un CV. Quand on a une vraie vie, aussi simple soit-elle, ces gens là vous font décrocher un sourire ironique et obtiennent tout votre mépris. Dans cette catégorie, j'ajouterai les gens qui ont une vie mais qui ont besoin de la théâtraliser, de la mettre en ligne et de l'étaler à n'en plus finir, comme toutes ces jeunes cavalières dont les Skyblogs me passionnent et qui n'en finissent pas de répéter que "c'était trop bien", que c'était "une bête d'aprèm grâce à ELLES", qu'elles vivent une histoire "extraordinaire" avec leur cheval et que leur cheval "est tout" pour elles, qu'il est "ce qui [les] pousse à aller de l'avant" et leur "raison d'être, de vivre, d'exister"...

Il y aussi les gens qui ont un besoin pathologique de vie de famille. Je pense notamment à M.-A., qui me répète à chaque fois que je la vois que "nous ne nous voyons jamais", sans se rendre compte que, si je n'appelle pas pendant des semaines et que je n'ai aucun contact avec eux, il y a peut-être une part de volonté dans mon silence.

Et n'oublions pas les gens qui ont un besoin pathologique de se poser en victimes du sort, qui s'inventent toutes sortes de maladies et s'empiffrent du moindre médicament venu pour attirer la compassion... La liste est longue...

Je rencontre donc ce type de gens régulièrement. Je dirais même presque quotidiennement. Peu de jours passent sans que je me dise "Lui, il a le besoin pathologique de..." Et, comme mon sens critique n'a pas encore été totalement détruit par le lavage de cerveau auquel nous sommes constamment soumis dans notre vie quotidienne, je me suis demandée quels sont mes besoins pathologiques.

J'en identifie deux.

Premièrement, je collectionne les modèles. Depuis M. Philo et la prof d'histoire-géo de la Terminale, en passant par Jessica Fletcher, Spirit et Sherlock Holmes, jusqu'à V. F., ma bien-aimée prof de la fac de Florence, je sélectionne régulièrement des gens que j'admire et estime et je me donne comme but de devenir comme eux un beau jour. Impossible d'y arriver, bien sûr : la culture de V. F. et de la Plante à Bulbe de mon bureau, les capacités d'analyse de Sherlock Holmes, l'obstination de Jessica Fletcher et le courage à toute épreuve de Spirit me sont à tout jamais inaccessibles. Mais, de temps en temps, je découvre un nouveau modèle et j'essaie avec plus ou moins de succès de copier une de ses caractéristiques, afin de me l'approprier et de devenir un peu comme lui ou comme elle.

Deuxièmement, j'ai clairement un besoin profond, maladif et incontrôlable de réussir à cheval. Ce deuxième élément ne se manifeste que depuis ma reprise de l'équitation et je ne l'ai cerné avec clarté que depuis quelques mois. Je souhaite organiser ma vie en fonction de l'équitation et de mes futurs chevaux et je ne supporterais pas de ne pas y arriver. Je peux être serveuse à vie si je progresse régulièrement sur le dos de ma monture et que je suis une bonne propriétaire. Un échec à ce niveau, ou une expérience tellement catastrophique qu'elle me ferait abandonner --par exemple si les crises d'angoisse devaient reprendre et augmenter cette année-- réduirait mon rêve en morceaux et m'assécherait le coeur de manière irréversible. J'ai déjà survécu, il n'y a pas si longtemps que ça, à l'explosion de mes pires illusions en matière d'amitié et d'amour maternel, et je ne parle pas à la légère : j'ai besoin des chevaux et du bonheur qu'ils nous apportent.

Voilà où m'a menée mon introspection. Prendre conscience de ses besoins maladifs est déjà un pas en avant, mais, si vous en avez remarqués d'autres, ne les citez-pas : je ne supporte pas les critiques...

Posté par Alys dAsimar à 19:16 - Ma vie, mon oeuvre et la pomme que j'ai mangée hier - Commentaires [5] - Permalien [#]



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