vendredi 27 novembre 2009
Bilan...
Tout ça pour en arriver à ça... M'être forcée tant de fois à y aller et à monter en selle... Avoir serré les dents après les chutes pour ravaler ma honte... Tout ça pour baisser les bras quand même et partir la queue entre les pattes... Quelle amertume...
La peste
Il n'y avait plus de place dans le cœur de tous que pour un très vieil et très morne espoir, celui-là même qui empêche les hommes de se laisser aller à la mort et qui n'est qu'une simple obstination à vivre.
Albert Camus
jeudi 26 novembre 2009
Au fond du trou.
Je suis tout au fond, dans les sables mouvants. J'aimerais être quelqu'un d'autre. Laisser le Boulet au placard. Laisser les phobies et les terreurs... l'épouvante... les monstres au placard. En fait, j'aimerais tout simplement vivre. Mais ça ne semble pas faire partie des options de mon modèle. Il y a l'option "Décalage d'avec le monde" et l'option "Chute de cheval", mais pas l'option "Vivre à fond"... Peut-être que je le mérite... Qu'on ne mérite pas de profiter de quelque chose si on est pas à la hauteur. Et moi, je ne suis clairement pas à la hauteur... Juste bonne à pleurer par terre dans le couloir...
mercredi 18 novembre 2009
3-4, vers 4.
Parfois, un cours se passe particulièrement bien, ou présente tout du moins une ou deux avancées plus ou moins considérables, et je retrouve un certain optimisme. Aujourd'hui, j'ai galopé à peu près en ordre avec la petite jument fringante : elle n'a pas coupé les coins et elle n'est pas retombée dans un trot rapide, destiné à m'empêcher de la remettre au galop. Du coup, je me surprends à espérer d'arriver à quelque chose en selle. En fait, je suis arrivée à quelque chose ; c'était mon but avec elle, de galoper en ordre pendant plus d'un tour de manège ou deux, et c'est la première fois que j'y arrive, en plus d'une dizaine de cours sur son dos. Il y a donc un progrès. Et j'aime progresser. J'aime être à l'aise sur un cheval attentif. J'aime galoper sur un cheval confortable et réactif, et, au final, j'aime même sentir sa force et un peu d'adrénaline s'il essaye de me prendre la main. Redescendue à terre, je me surprends à penser que rien ne dure pour toujours, pas même la froide pluie de novembre --merci Axl-- et que j'ai atteint le bout du tunnel.
J'aime beaucoup moins, en revanche, cette terreur incontrôlable et maladive, qui me tord les boyaux et me donne envie de vomir, et qui m'empêche d'appréhender sereinement le travail à effectuer. Cette sensation de ne pas être à la hauteur, quels que soient mes efforts. Cet allongement démesuré du tunnel, qui recommence à chaque cours et m'éloigne de lumière à la sortie... Et je déteste mon prof, bien sûr, qui n'est qu'un lâche et qui me dégoûte progressivement de l'équitation. De là à changer de club... cependant... il y a un très grand pas que je ne suis pas encore prête à faire...
dimanche 15 novembre 2009
Interesting.
Parmi les fonctions simpatoches de CanalBlog, les utilisateurs ont la possibilité de savoir quels mots clés ont mené les internautes sur leur blog. Par exemple, je ne compte plus les visiteurs ayant découvert mon blog après avoir fait une recherche Internet sur la limace de mer Elysia chlorotica ou sur les besoins pathologiques. Mais il y a également des recherches plus sympathiques et plus surprenantes, comme celle-ci : "oeuvre ou il y a une pomme". [Ignorons volontairement la faute d'orthographe grossière que j'ai représentée ici telle qu'elle a été écrite par ce mystérieux internaute...] Exception faite de Blanche-Neige et de Twilight (livre que je n'ai pas lu, mais dont la couverture présente une grosse pomme rouge), aucune oeuvre avec une pomme ne me vient à l'esprit. Je me demande d'ailleurs à quoi cela peut servir ; peut-être qu'il s'agissait d'un pauvre lycéen malmené par un prof de français obsédé par la pomme en littérature. Peut-être d'ailleurs qu'il y aurait une thèse à rédiger sur le sujet si seulement quelqu'un avait envie de s'y coller, même si je pense qu'il serait plus facile d'étudier ce fruit dans la peinture --ce qui n'est pas exclu par cette recherche Internet un peu vague, maintenant que j'y pense, "oeuvre" pouvant très bien désigner un tableau ou un dessin.
Bref. Quelqu'un, quelque part, recherche des oeuvres à pomme, et n'en a pas trouvé dans ce blog, la seule pomme ici présente étant l'hypothétique pomme que j'aurais mangée hier, dans une catégorie que je pourrais facilement renommer "3615 My Life".
samedi 14 novembre 2009
Ronf.
Le chat ronfle et je lutte contre le sommeil. L'équitation est probablement le plus décourageant des sports. Il faut se battre sans arrêt. Chaque minute passée en selle est une bataille pour le contrôle de son propre corps et pour la maitrise de l'esprit de sa monture. Dès qu'on perd un peu l'équilibre, la colonne vertébrale se tasse à chaque foulée, les dents s'entrechoquent, les étriers s'enfuient et le sol se rapproche dangereusement. Le cheval en profite généralement pour couper les coins ou choisir l'allure qui lui convient le mieux... C'est un exercice d'équilibre et de coordination qui semble dépasser de loin les capacités d'un cerveau normalement constitué, qui n'arrive pas à tout faire à la fois : chausse les étriers au tiers du pied -- baisse les talons -- recule les épaules -- baisse tes mains -- serre les jambes -- recule la jambe droite -- garde les mains parallèles au garrot -- accompagne le mouvement -- écarte la main droite pour qu'il reste sur la piste -- RECULE LES ÉPAULES -- BAISSE LES TALONS -- redresse-toi et serre les mains sur les rênes -- sur le bon diagonal -- chausse les étriers au tiers du pied -- RECULE LES ÉPAULES -- entretiens le trot -- mets des jambes -- rêne droite, rêne droite, RÊNE DROITE POUR QU'IL FASSE LE COIN -- des jambes -- change de diagonal -- RECULE LES ÉPAULES....
Bras en compote, dos douloureux, cerveau HS, et en attendant le cheval continue d'avancer en trimbalant le sac à patates qui rebondit misérablement sur son dos en se jurant d'abandonner l'équitation au plus vite...
Mais... "Ça fait 10 000 ans que les humains tentent de dresser les chevaux... 10 000 ans qu'on tombe, 10 000 ans qu'on se relève... Qu'on invente les voitures, qu'on invente les avions... Et que pourtant on continue de monter à cheval..."
jeudi 5 novembre 2009
Automne
Feuilles et traces de feuilles.
dimanche 25 octobre 2009
That's better.
Je suis en recherche d'emploi et je n'aime pas ça. Il m'est impossible de faire des programmes sur le moyen terme et je ne sais pas quand est-ce que j'aurai enfin un salaire... Mais je suis ravie de ne plus être étudiante. Peu à peu, je me remets du dépit lié à ma soutenance et je me sens moins opressée. J'apprécie de ne plus être obligée de penser à la préparation des cours, à la mauvaise foi des enseignants, à la rédaction de l'exposé et à la recherche de "termes pertinents pour le traducteur". J'apprécie de pouvoir regarder des films avec mon chat et de pouvoir feuilleter des vieux magazines pendant des heures. J'apprécie de faire ce que je veux chez moi et de ne plus faire tourner mon existence autour de ce nom d'école en quatre lettres. Je suis profondément heureuse, à chaque fois que je m'installe devant mon écran, d'avoir supprimé du Bureau tous les raccourcis vers les dossiers de cours de ces deux années. Récemment, j'ai pu faire des choses auxquelles je n'avais pas pensé depuis longtemps : écrire une lettre, recopier des textos, ouvrir un livre au hasard, juste pour relire une page particulièrement réussie. Je me sens libre.
Je tourne en rond chez moi, certes --j'ai besoin d'agir et de parler à des gens, et le fait d'aller au cinéma le mercredi et le dimanche, de monter à cheval deux fois par semaine et de sortir le week-end ne suffit pas à ne pas me faire péter les plombs dès qu'une journée est un peu morne. Mais j'apprécie cette tranquillité d'esprit. Je redécouvre ma vie en quelque sorte. En tout cas, je redécouvre au moins mes films et mes livres, ce qui me semble déjà merveilleux...
mardi 20 octobre 2009
According to Troy
The day a door is closed,
The echoes fill your soul...
They won't say which way to go...
High School Musical 3
(J'assume.)
lundi 19 octobre 2009
Méditation.
Mes recherches d'emploi n'avancent pas. J'ai beau surfer sur les sites d'annonces, les offres d'emploi dans mon secteur sont toujours les mêmes, et, bien sûr, aucune ne me correspond. Je refuse de postuler à des postes où je ne serai pas en mesure de faire du bon travail... Du coup, je songe aux alternatives, mais j'ai peur de reprendre le chemin des boulots d'étudiants et je ne me sens pas capable de m'installer à mon compte... J'étais censée me décider aujourd'hui, mais j'ai déjà décidé de renvoyer à la fin de la semaine. Je déteste prendre des décisions ; il faut toujours en assumer les conséquences...
mercredi 7 octobre 2009
Réflexions.
Je suis une larve tellement inerme que même les larves me trouveraient molle. Impossible de me motiver à faire quoi que ce soit. Mes recherches d'emploi stagnent près du zéro, le ménage de mon appart laisse nettement à désirer, je lis à peine et je ne fais rien de constructif ou d'utile... Je crois que je ne suis vraiment bonne qu'à hanter les Skyblogs des ados cavalières et à faire de l'espionnage sur le Livre à Têtes !
dimanche 4 octobre 2009
The Crow
Don't talk of worlds that never were; the end is all that's ever true.
The Cure - Burn
samedi 3 octobre 2009
Arf.
En cadeau pour vous, une photo de ma jambe droite, ou une bonne illustration de ce qu'il se passe quand on saute alors qu'on a une assiette de merde et qu'on retombe lourdement dans sa selle, et --surtout-- pas au bon endroit de la selle.
jeudi 1 octobre 2009
Tout est dit.
Y'aura des feuilles partout, couchées sur les cailloux,
Octobre tiendra sa revanche...
Francis Cabrel
samedi 26 septembre 2009
...
C'est comme ça tout le temps. Un petit pas timide en avant, un deuxième pas timide en avant, une lueur d'espoir, un pas moins timide en avant, et --miracle-- un quatrième pas en avant ! Et PAM ! Un triple saut périlleux arrière correspondant à dix pas en arrière. Je me retrouve plus découragée qu'avant. Techniquement, j'en suis exactement au même stade qu'en janvier, sauf que je n'ai même plus le moindre enthousiasme. Je ne retrouverai jamais les mêmes sensations et le même entrain. Je ne retrouverai jamais un cheval comme Rodeur et j'aurai toujours peur... C'est comme ça tout le temps et les gens viennent encore me dire que je suis pessismiste ; mais merde, même mon pessimisme aigu ne me protège pas de déceptions de plus en plus amères...
vendredi 25 septembre 2009
Di ritorno
Deux ou trois kilos plus tard...


